Jean-Claude, 67 ans, tuteur et gérant d’un garage automobile



Jean-Claude E., 67 ans, est le tuteur en apprentissage de Pierre. E, actuellement en formation en CQP TEAVA (CQP Technicien expert après-vente automobile) au sein de l’Aforpa.

Jean-Claude travaille dans le milieu de l’automobile depuis près de 40 ans. Après avoir été technicien de nombreuses années, il est devenu son propre patron en créant son garage en 1986.
Il nous raconte son parcours.


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Quel est votre parcours ?

J’exerce le métier de technicien automobile depuis 1968. J’ai créé le garage actuel en 1986.
On approche des 30 ans d’existence et on espère bien passer à 60 ans avec une reprise.

Comment avez-vous appris votre métier ?

Je suis arrivé dans le milieu un peu par hasard. Je suis allée vendre ma voiture chez mon futur patron qui était à l’époque l’un des 3 ou 4 concessionnaires de la marque que je représente aujourd’hui. En 1968, il n’y avait pas de formation comme aujourd’hui. J’ai appris directement en atelier. J’ai passé un CAP mécanique puis j’ai progressé avec la technique, naturellement, normalement.

Le métier a-t-il beaucoup changé ?

Depuis la dernière décennie, le métier a plus évolué qu’en 50 ans d’histoire. ça va à une vitesse énorme. C’est pour cela que je pense qu’il faut nos jeunes former de manière très accessible pour eux, mais d’un certain niveau. Il faut leur permettre d’acquérir un solide socle de connaissance qu’il leur permettra d’être formable tout au long de leur carrière.

Les évolutions techniques ne vont pas s’arrêter là, il faut être sur un fil de rasoir en permanence.
Une fois leur formation achevée, ils n’auront plus de tuteur derrière eux. C’est pour cela que les jeunes doivent rester curieux afin de ne pas être dépassés par les innovations de demain.

Aujourd’hui c’est une formation permanente. C’est ce que je dis au client, je suis bac +40. Etant donné que la technique avance, il faut évoluer.

Des conseils pour réussir dans ce métier ?

Il faut y croire, persévérer et de l’amour du métier.
Même à mon âge, il y a des problèmes techniques que je n’ai pas encore rencontrés. C’est très excitant, ça veut dire qu’on n’a pas tout vu.

Avec leur formation, les jeunes ont beaucoup plus de chance de s’intégrer compte tenu des évolutions technologiques.



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