Emploi (Bretagne) : la filière nautique manque de bras



Les acteurs du secteur nautique peinent à satisfaire leurs demandes de postes à pourvoir. Tous les corps de métier recrutent. Un constat clair pour Laurent Winisky, directeur du centre de formation de l’Institut Nautique de Bretagne (INB), qui revient sur l’état de la filière dans un entretien à Ouest-France.


En contact étroit avec les entreprises du secteur dans le cadre des formations qu’il propose, le directeur de l’Institut est catégorique : le marché de l’emploi est florissant, tout particulièrement en Sud Bretagne. Les raisons : l’arrivée de la saison estivale certes, mais également de nombreux départs à la retraite.

De nombreux départs à la retraite

Les chiffres de la Fédération des Industries Nautiques sont formels, en effet : en 5 ans, 20 % des travailleurs du secteur (40 000 personnes sur le plan national et près de 5 000 entreprises) partiront à la retraite. Une problématique importante quand on sait que beaucoup d’entreprises sont des TPE où seulement un ou deux départs peuvent notoirement déséquilibrer leurs activités.

Bref, en d’autres termes : « Ceux qui se questionnent sur leur avenir peuvent se dire qu’il y a du travail dans le nautisme ! ».

Un large panel de formations

Le centre de formation propose ainsi chaque année, à 300 personnes, un panel très large de formations : techniciens, technico-commerciaux, moniteurs de voiles... « Il n’y a pas réellement un secteur qui recrute plus qu’un autre. On cherche tout type de métier : mécaniciens, techniciens. Il y a aussi beaucoup d’électronique dans les bateaux, les compétences dans le domaine sont très recherchées. Il y a même de plus en plus de propositions sur le fluvial », apprend le directeur de l’INB.

A noter : l’INB propose également plusieurs formations en reconversion, notamment dans la mécanique.


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