Avec ses 250 métiers, l’artisanat est un vivier d’emplois !



Secteur dynamique, l’artisanat compte en France plus de 1 million d’entreprises, soit une entreprise sur trois, 3 millions d’actifs et 250 métiers.

Face à une réelle pénurie de main-d’œuvre, l’artisanat est un secteur créateur et générateur d’emplois. Un grand choix de carrières est offert et de réelles opportunités de devenir son propre patron existent !


Points de repères

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L’artisanat propose donc 250 métiers et plus de 510 activités différentes et occupe une place privilégiée dans l’économie française.
Il est présent dans les quatre secteurs suivants :

  • bâtiment et travaux publics : 49,3 % des entreprises sur secteur Artisanat (métiers du gros œuvre, second œuvre et finitions, équipements électriques et électroniques) ;
  • services : 30,4 % (services aux entreprises et particuliers, restauration des objets, réparation automobiles, coiffure…) ;
  • production : 13,3 % (travail des métaux, habillement, cuir, bois, plasturgie…) ;
  • alimentation : 7 % (bouchers, traiteurs, chocolatier-confiseurs, boulangers, poissonniers…).

L’artisanat est composé essentiellement de TPE (très petites entreprises).
62 % d’entre-elles n’ont aucun salarié, moins de 30 % comptent entre 1 et 5 salariés, à peine 6 % en comptent entre 6 et 10.

Les créations d’entreprises ont augmenté de 4.7 % entre 2013 et 2014.
Ce sont dans les secteurs du bâtiment-travaux publics et services que la croissance a été la plus marquante avec respectivement 49,2 % et 34,3 % en un an contre 3,2 % pour l’alimentation et 13,3 % pour la fabrication.

Une entreprise artisanale doit respecter trois critères :

  • ne pas employer, au moment de sa création, plus de 10 salariés ;
  • exercer une activité de production, de transformation, de réparation ou de prestation de service ;
  • être immatriculée au répertoire des métiers.

Les effectifs de l’artisanat se décomposent en 2 catégories : les salariés et les non-salariés.
En 2013, on dénombrait 2 163 000 salariés et 792 000 non-salariés soit un total de près de
3 000 000 d’actifs
dans ce secteur. (2 023 000 de salariés et 760 000 non-salariés soit un peu moins de 2 800 000 actifs en 2012).
Près de 50 % sont des ouvriers dans les entreprises artisanales. Ce nombre reste stable au fil des années.

Répartition des actifs par catégorie socio-professionnelles

AnnéeNon-salariés mono actifsCadres (dont chefs entreprises)Professions intermédiairesEmployésOuvriers
2013 24,7 % 4,6 % 7,1 % 15,6% 48,1%
2012 25,3 % 4,8 % 6,7 % 15,9 % 47,3 %

Les femmes ne représentent que 30 % des effectifs, selon l’Institut supérieur des métiers, et travaillent principalement dans les activités de service. Elles exercent surtout des métiers techniques fortement féminisés (soins de beauté, textile- habillement…) ou occupent des emplois tertiaires (vente, gestion-administration…).

Les entreprises artisanales : un maillon essentiel du développement économique

Composé essentiellement de petites entreprises, l’artisanat n’en reste pas moins un géant économique avec plus de 1 million d’entreprises (soit 30 % des entreprises françaises), ses 3 millions d’actifs (dont 200 000 apprentis) et son chiffre d’affaires de près de 300 milliards d’euros.

Au niveau mondial, le savoir-faire français est très prisé et 30 % des entreprises exportatrices françaises sont artisanales.

En 2013 ce sont dans les régions (avant fusion) Alsace, Auvergne, Bretagne, Centre, Corse, Languedoc-Roussillon, Limousin, Lorraine, Poitou-Charentes, Midi-Pyrénées que le nombre d’actifs de l’artisanat est le plus important (14 % et plus).

Il apparaît tout de même que les entreprises artisanales sont présentes de façon relativement homogène sur tout le territoire. Elles sont un élément essentiel au développement économique du territoire rural.

Dans les départements d’outre-mer, l’artisanat est indispensable à l’activité économique locale. On dénombre près de 34 000 entreprises. On y forme chaque année environ 5 000 apprentis qui contribuent ainsi au développement de la production et de fait, au développement économique.

Évolutions de l’emploi et perspectives pour les métiers

De réelles opportunités d’emplois

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Il existe une véritable pénurie de main-d’œuvre, dans les métiers de bouche notamment mais aussi dans le secteur du bâtiment.
Pour ce dernier, les nouvelles technologies et normes environnementales entrainent de nombreux changements et demandent une véritable adaptation et de nouvelles qualifications. Les chefs d’entreprise peinent à trouver les compétences qu’ils recherchent.

De plus, les futurs départs à la retraite (300 000 départs prévus dans les 10 ans) vont accentuer cette pénurie. Ils entraîneront, d’une part, la fermeture de nombreuses entreprises faute de repreneur et, d’autre part, ne seront pas compensés par des recrutements à cause du manque d’attractivité du secteur auprès des jeunes.

Pourtant, les métiers de l’artisanat ne cessent d’évoluer au rythme des innovations et de l’évolution des technologies. De nouveaux métiers apparaissent avec l’utilisation de matériaux innovants, du numérique, des technologies de pointe et la découverte de nouveaux marchés tels que les métiers liés au développement durable, au service à la personne…

Secteurs et métiers porteurs

Tous les secteurs recrutent mais on note une nette hausse des effectifs et une demande dans les métiers :

  • de l’éco-construction, la transition énergétique, les technologies propres, le retraitement des déchets ;
  • de l’industrie : l’artisanat de production et de petite production est le rouage décisif des secteurs de pointe tels que l’aéronautique, l’aérospatiale, etc. ;
  • des travaux des métaux ;
  • de service : chauffeurs de taxis, ambulanciers, mécaniciens, électroniciens automobile, soins de beauté, services funéraires... ;
  • de l’alimentation : le secteur de l’alimentation est dans l’artisanat le secteur où les reprises sont les plus fréquentes (boulangers, bouchers, vendeurs…).

L’artisanat, apprentissage et premier emploi
Qualifiés dans leur métier, les artisans sont les dépositaires de nombreux savoir-faire transmis essentiellement par le biais de l’apprentissage.
La plupart des 250 métiers sont accessibles par la voie de l’apprentissage. L’apprentissage fonctionne très souvent comme une pré-embauche dans 80 % des cas et les apprentis sont recrutés après leur formation. Un chef d’entreprise sur deux est passé par l’apprentissage.

L’apprentissage allie formation et expériences pratiques et permet au jeune d’être opérationnel à l’issue du cursus. Toutes les informations sont disponibles sur le site de l’artisanat.

Recrutements prévus

Les entreprises artisanales recrutent mais sont confrontées à un nombre insuffisant de profils qualifiés. L’artisanat souffre d’un manque d’attractivité à cause d’une grande méconnaissance des métiers et d’une mauvaise image.

L’artisanat souffre d’un manque d’attractivité. Pourtant 100 000 embauches sont prévues chaque année !

Il n’existe pas d’étude liée aux besoins de recrutements pour tout le secteur de l’artisanat.
Il est nécessaire de faire une recherche par métier. (voir Enquête Besoins en main- d’œuvre 2016)

Synthèse réalisée par Centre Inffo, septembre 2016


En savoir plus

Un descriptif des 250 métiers est accessible sur le site Choisir l’artisanat

Des informations par grands secteurs sont disponibles aussi sur :

  • Les métiers de l’alimentation : CGAD (Confédération générale de l’alimentation en détail)
  • Les métiers du bâtiment : CAPEB (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment)
  • Les métiers de la production et des services : CNAMS (Confédération nationale de l’artisanat, des métiers et des services)
  • Les métiers d’art : INMA
    Institut National des Métiers d’Art (ex SEMA) association loi 1901 reconnue d’utilité publique qui a pour but de dynamiser le secteur des métiers d’art en France et à l’international.
  • Le site artisanat.fr dédie une rubrique spécifique aux métiers d’art

Sources

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