Métiers d’avenir : le secteur de la banque recrute



Vu les nombreux départs à la retraite, le secteur de la banque recrute. Surtout des jeunes et surtout des profils commerciaux. Mais aussi pour de nouveaux métiers engendrés par la révolution numérique mais pas seulement. Par exemple, le métier d’analyste KYC, appelé aussi analyste de crédits et de risques bancaires, se développe en relation avec la lutte contre la fraude. Pour vous aider à trouver l’emploi de vos rêves, nous vous proposons une liste de sites de recrutement spécialisés.

Cette étude vous donne aussi accès à une note de synthèse sur les métiers de la banque en Ile-de-France, principale région pourvoyeuse d’emplois dans ce secteur.


Le secteur de la banque en chiffres en 2014

  • 450 banques différentes
  • 40 000 agences et centres d’appels
  • + 20 % des effectifs en Ile-de-France, à l’Ouest plus particulièrement
  • Plus de 200 000 salariés
  • 42,3 % de techniciens et 57,7 % de cadres
  • 42,9 % d’hommes et 57,1 % de femmes
  • 15,9 ans d’ancienneté en moyenne

L’Observatoire des métiers, des qualifications et de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la banque a édité un Guide des métiers repères en 2016. Vous y découvrirez que le métier d’employé de la banque n’existe plus au profit de métiers plus spécialisés qui sont encore en pleine évolution.

En 2011, 26 métiers repères ont été identifiés et regroupés en trois familles de métiers. Dans ce guide, chacun d’eux est détaillé : emploi-type, mission générale, activités, environnement, études, mobilité principale, tendances d’évolution du métier.

Effectif par famille de métiers en % :

  • Force de vente : 50,5 %
  • Traitement des opérations : 26,2 %
  • Fonctions support : 20,5 %.

L’Observatoire a conçu une cartographie qui sert à visualiser les familles de métiers.
Confronté aux départs en retraite, et malgré la crise financière, le secteur bancaire continue de recruter, essentiellement des jeunes. En 2012, ils représentaient 64 % des embauches.
Mais, malgré l’apparition des banques en ligne il y a quelques années, l’agence reste le principal lieu de travail car les clients apprécient toujours la relation en face-à-face avec leur conseiller.

Des profils de formation variés

Depuis plusieurs années, le niveau de qualification augmente. Dans 90 % des cas, un niveau bac + 2 est aujourd’hui demandé a minima pour débuter. En fonction du type de clientèle que vous visez – particuliers ou entreprises, le brevet de technicien supérieur (BTS) Banque propose deux options : A : conseiller clientèle et B : marché des professionnels. Le BTS Banque-conseiller de clientèle (particuliers), quant à lui, commercialise l’offre de produits et services bancaires, informe et conseille la clientèle dont il a la charge et prospecte de nouveaux clients. Dans ce métier de conseil et de vente, les qualités relationnelles jouent un rôle primordial.

D’autres certifications professionnelles associent le développement de compétences liées au secteur de l’assurance. Par exemple, celle de Chargé de clientèle en banque et assurance permet de travailler dans des banques et compagnies d’assurances/agents d’assurance qui commercialisent des produits et services bancaires, financiers, de prévoyance et d’assurance.

Cette association banque-assurance est encore valable pour les certifications de niveau bac +3 et +4. Le CNAM propose une certification de conseiller gestionnaire de banque-assurance. Il exerce ses activités au sein d’un réseau d’agences commerciales d’une banque ou d’une compagnie d’assurance ou au siège de la société. En agence, il développe, gère, suit et fidélise une clientèle.
A partir du niveau bac +5, les certifications professionnelles sont plus spécialisées.

Vous pouvez consulter les différentes certifications sur le site du Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP)

Ce secteur recrute beaucoup en alternance, avec la même proportion pour l’apprentissage que pour le contrat de professionnalisation. Ce type de formation est devenu un moyen pour les banques de tester les alternants avant de leur proposer un CDI.

Vu la durée moyenne de l’ancienneté, qui est d’environ 16 ans, la formation interne y est fortement développée.

Les banques et la révolution numérique

Les établissements bancaires voient de nouveaux acteurs digitaliser nos modes de communication, de consommation et de commerce : les GAFA – acronyme de Google, Apple, Facebook et Amazon.
Pendant que de nouvelles formes de business arrivent sur le marché : les fintechs. Elles se fondent sur l’informatique dématérialisée (cloud computing) et sur la généralisation des technologies mobiles pour proposer des services financiers : moyens de paiement, crédit, gestion de patrimoine et de l’épargne, affacturage…

La banque s’adapte et développe de nouveaux métiers dans les fonctions support : web marketer, data analyst, data scientist, social media manager, chef de projet IT, responsable d’applications, UX business owner, UX manager. Tous ces métiers sont accessibles à un niveau bac+4/5. Ce qui vous qualifie pour ce type de parcours professionnel ? Une première expérience de la banque et le goût du numérique.

De manière plus répandue, cette tendance concerne aussi les métiers de conseiller clientèle. Il doit maîtriser tous les outils digitaux : visioconférence, tchat, e-mail, car la banque est aujourd’hui multicanal : Internet, téléphone, smartphone, agences.

Zoom sur un nouveau métier : analyste KYC (Know Your Customer)

Cette fois-ci, c’est la nécessité de lutter contre le blanchiment des capitaux qui a fait émerger et se professionnaliser un nouveau métier : l’analyse KYC (Know Your Customer). L’analyste KYC est aussi appelé analyste de crédits et de risques bancaires, analyste prêts bancaires, gestionnaire risques bancaires ou chargé d’études crédits bancaires.

Il exerce principalement dans les établissements bancaires et les organismes spécialisés dans les crédits de toutes sortes.

Il s’agit d’un poste de cadre, responsable de l’application des normes dans les transactions financières.

Sa mission est d’identifier le bénéficiaire effectif lors d’un contrat, ce qui peut s’avérer complexe lorsque l’établissement demandeur est articulé à un ensemble de sociétés et de procéder à des recherches complémentaires selon le niveau de risque pressenti.

Selon son analyse, les demandes de prêts émanant des particuliers ou des collectivités sont adoptées ou refusées. Il a en charge l’examen de la demande et de la solvabilité des demandeurs mais aussi de la gestion des risques en fonction de leur profil. A partir de ses observations et de sa projection sur la durée du contrat demandé, il recommande une réponse argumentée au directeur financier qui valide la décision en dernier lieu.

Les cadres des opérations bancaires, dont fait partie l’analyste KYC, ont un salaire annuel qui dépasse les 70 000 euros brut en moyenne.
Pour pouvoir exercer cette profession, il faut impérativement être titulaire d’un master dans le domaine bancaire ou de la finance. Une formation continue est proposée par l’Institut national de banque.

Exemples de formations

  • Master 2 - Contrôle des risques bancaires, sécurité financière et conformité de Paris-I Panthéon- Sorbonne.
  • Master 2 - Juriste financier de Paris-Dauphine.
  • Master 2 - Prévention des fraudes et du blanchiment de l’Ecole de management de Strasbourg.
  • Master 2 de droit pénal financier de l’université de Cergy Pontoise…

Des sites de recrutement spécialisés dans le secteur bancaire

Synthèse réalisée en juin 2016


Sources

Pour aller plus loin

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