Services de l’automobile : point sur l’emploi en Bourgogne-Franche-Comté



Avec près de 19 000 salariés et plus de 5 000 établissements, les services de l’automobile sont bien installés en région Franche-Comté-Bourgogne. Sur la période 2008-2015, l’emploi a reculé de 9 % sauf dans l’enseignement de la conduite et le commerce et la réparation de poids lourds. Depuis 2015 la croissance repart avec une hausse des immatriculations de véhicules neufs, mais la filière doit évoluer et prendre en compte les nouveaux modes de consommation qui apparaissent (ex : auto-partage).


Des effectifs en hausse pour les moniteurs d’auto-école et les techniciens

Les services de l’automobile en région Franche-Comté-Bourgogne totalisent 18 500 salariés et 5 500 établissements. Sur la période 2008-2015, les effectifs du secteur ont diminué de de 9 %, en particulier pour le commerce d’automobiles.
Les effectifs les plus touchés concernent :

  • le commerce de l’automobile (-19 %)
  • la location de véhicules (-21 %)
  • le commerce de réparation de motocycles (-21 %)

A contrario, les emplois de l’enseignement de la conduite et du commerce et la réparation de poids lourds voient leurs effectifs augmenter respectivement de +9 % et de +5 % sur la période 2008-2015.

D’après le besoin de main d’œuvre de Pôle emploi, les métiers les plus recherchés en 2016 sont :

A noter : La branche constate que les effectifs salariés baissent, mais que le nombre d’entreprises augmentent notamment avec la création du statut d’auto-entrepreneur.

Nécessité d’adapter les compétences pour faire face aux nouveaux usages

Le comportement des consommateurs change, ils ont un usage différent de l’automobile. Avec le prix carburant qui pèse lourdement sur le budget des ménages, les Français optent pour des véhicules plus propres (véhicules électriques ou hybrides). Ils s’orientent également vers d’autres modes d’utilisation : auto-partage, leasing, co-voiturage … A l’avenir, il y aura moins de véhicules, mais leur utilisation sera beaucoup plus intensive.
Face à ces changements, les professionnels s’adaptent. Certains constructeurs proposent des contrats de colocation automobile. Quant aux agences de location qui louent de particuliers à particuliers (ex : drivy), elles doivent encore affiner leurs offres concernant les questions d’assurance.

Le développement de ces nouveaux usages ainsi que l’apparition de véhicules électriques plus performants entraînent d’ores et déjà l’apparition de nouvelles compétences dans le commerce et la réparation de véhicules. Les voitures électriques requièrent moins de maintenance, mais leurs manipulations nécessitent l’obtention d’habilitations spécifiques. En conséquence, la filière devra former ses techniciens experts (Bac, Bac +2) qui ont plus de 15 années d’expériences pour qu’ils s’adaptent aux interventions sur véhicules électriques.

A retenir
Les services de l’automobile ont mal résisté à la crise entre 2008 et 2009. La filière a perdu 9 % de ses effectifs sur la même période. On note toutefois que certains métiers résistent, comme par exemple les moniteurs d’auto-école, les techniciens. Ces derniers, du fait de l’apparition de véhicules plus complexes, devront être formés aux nouvelles technologies.


En savoir plus

L’étude complète de l’Emfor sur les services de l’automobile en région Bourgogne-Franche-Comté

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