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archéologue

L'archéologue recherche et étudie les traces laissées par l'homme depuis la préhistoire jusqu'à nos jours. Ses découvertes permettent de mieux connaître les modes de vie des sociétés du passé.

Nature du travail

Interpréter les traces du passé

Pour reconstituer l'histoire de l'humanité, des origines à nos jours, l'archéologue se documente et effectue des fouilles sur le terrain.

Sépultures, tessons d'amphores, éclats de métal, bijoux... ces indices, précieux, sont analysés par ce professionnel. Ainsi, la fouille d'un site gallo-romain permet de comprendre l'organisation et les modes de vie d'une cité antique.

Sauvegarder les vestiges

Les opérations archéologiques préventives représentent environ 85 % de l'activité de l'archéologue. Elles sont réalisées avant des travaux d'aménagement ou d'urbanisme.

Par exemple, avant la construction d'une ligne de TGV ou d'une autoroute, qui pourrait menacer des objets enfouis sous terre.

Diffuser ses recherches

L'archéologue diffuse le résultat de ses recherches par le biais de publications, de conférences et d'expositions. Il peut aussi participer à la mise à jour de la carte archéologique nationale. Il travaille sur un système d'information géographique (SIG) en utilisant des logiciels cartographiques.

Compétences requises

Chercheur et chef d'équipe

Spécialiste d'une époque et d'une civilisation, l'archéologue est d'abord un chercheur... de terrain. Sur un chantier de fouilles, il devient chef d'équipe : il organise alors le travail des fouilleurs et gère le matériel.

Résistant et patient

Sur un site, l'archéologue vit en communauté, dans des conditions matérielles et climatiques parfois difficiles. Physiquement éprouvant, ce métier peut imposer des horaires de travail lourds. Il requiert minutie, rigueur et patience.

Lieux d'exercice et statuts

En urgence ou à long terme

Les fouilles préventives ont un caractère d'urgence, tandis que les programmes de recherche se déroulent sur le moyen ou le long terme. Ainsi, par exemple, depuis une dizaine d'années, on recherche les vestiges du Phare d'Alexandrie.

Du laboratoire au chantier

Une recherche documentaire précède toujours l'ouverture d'un chantier. Après ce travail d'étude, l'archéologue exécute différentes actions sur le terrain. Il repère les anomalies de terrain, trie, répertorie, analyse et date les objets mis au jour, guide les engins de fouilles (pelle mécanique, par exemple), dresse le plan du site...

Enfin, il rédige un rapport de fouille, accompagné de dessins et de photos. Différents collaborateurs peuvent participer à ces travaux : archéozoologues, botanistes, anthropologues, géologues, topographes, céramologues, spécialistes en datation...

En France ou à l'étranger

Les fouilles peuvent concerner des sites, en France ou à l'étranger. Par exemple, les grottes préhistoriques de la vallée du Rhône ou le port d'Alexandrie en Égypte. L'égyptologie, l'étude de la civilisation égyptienne et l'archéologie sous-marine sont d'autres spécialités archéologiques.

Carrière et salaire

Surtout des contractuels

On compte environ 3 000 archéologues professionnels, dont près de 50 % travaillent pour l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) sur contrat.

Les fouilles peuvent également être confiées à des sociétés privées agréées.

Les services régionaux de l'archéologie, ainsi que certains départements et communes, emploient des fonctionnaires et des contractuels.

Un archéologue peut exercer en tant qu'enseignant-chercheur à l'université, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ou encore conservateur dans un musée.

Des postes au compte-gouttes

Ce métier est difficile d'accès. En 2007, la spécialité archéologie offrait 6 postes de conservateur du patrimoine (État et collectivités territoriales) et, en 2006, 8 postes d'attaché territorial de conservation du patrimoine.

Pour une période de 18 mois, l'INRAP prévoit de recruter de 20 à 60 personnes en contrat à durée indéterminée (CDI), titulaires d'un bac + 5, avec au moins 2 à 3 ans d'expérience.

Il est aussi possible de participer à des chantiers en tant que bénévole.

Les débutants titulaires d'un bac + 3 au moins peuvent obtenir un contrat à durée déterminée (CDD) en tant que technicien de fouilles.

Salaire du débutant

A partir du Smic, et jusqu'à 1900 euros brut par mois.

Accès au métier

Les écoles normales supérieures (ENS) en lettres et sciences humaines de Paris et Lyon ainsi que l'Institut national du patrimoine de Paris proposent une formation à bac + 5.

Une seconde compétence en lettres classiques, anthropologie, géologie, sciences... est un atout.

Niveau bac + 2

  • Diplôme d'université (DU) techniques de l'archéologie en Europe ;

Niveau bac + 3

  • Licence histoire de l'art et archéologie, spécialisée en égyptologie, archéologie médiévale, archéologie du Moyen-Orient... ;
  • Diplôme de 1er cycle de l'école du Louvre ;

Niveau bac + 5

  • Masters archéologie préventive ; archéo-sciences ; archéologie classique et médiévale ; préhistoire et protohistoire... ;
  • Diplôme de 2e cycle de l'école du Louvre ;

Niveau bac + 8

  • Doctorat d'archéologie ;
  • Diplôme de recherche approfondie de l'école du Louvre.

Témoignages

Claire, conservatrice archéologue

Sauver l'essentiel

On a parfois des surprises. On peut partir sur l'idée d'un site essentiellement gallo-romain et découvrir du paléolithique en cours de route. J'aime trouver des solutions techniques. Il faut savoir faire des concessions pour sauver l'essentiel.

Et puis les découvertes ne sont pas forcément proportionnelles à la taille du chantier. Un tout petit site peut se révéler très riche en informations nouvelles.

Les formations qui mènent à ce métier

Pour découvrir le contenu de ces formations, www.onisep.fr

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