Emmanuel Kinzonzi, Passion entrepreneur



Riche d’expériences acquises en France et à l’étranger, Emmanuel Kinzonzi, 27 ans, est depuis 2018 un entrepreneur en devenir. Diplômé du CFA du Cnam où il a décroché un master Commerce et marketing international, il est en pleine incubation de Safnath Panea, la marque de montres qu’il s’apprête à lancer.


Je n’ai jamais cru au mythe du self-made man

“Je n’ai jamais cru au mythe du self-made man”, sourit Emmanuel Kinzonzi. Qu’il s’agisse de sa ville d’origine dans le nord francilien, de ses expériences professionnelles ou de son parcours de formation, son univers est peuplé de rencontres aussi vite transformées en “grand frère” et “grande sœur”. Dans un éclat de rire, il se risque à lancer le slogan qui portera Safnath Panea, l’entreprise horlogère qu’il construit avec deux associés : “We become”. Et d’insister, “nous devenons, parce que l’on ne peut pas devenir tout seul”.
Réceptif, Emmanuel Kinzonzi n’a pas son pareil pour transformer une information en opportunité ou un conseil en compétences.

L’entrepreneuriat, c’est apprendre pour faire !

De toutes les aventures, vous le retrouvez aussi bien parti à la découverte de la culture entrepreneuriale canadienne dans le cadre du programme Récipro’Cités, du modèle états-unien avec le UC Berkeley x Schoolab, que bénéficiaire du programme Local Young leaders du conseil franco-britannique, ou lauréat des Déterminés (Dispositif de soutien à l’entrepreneuriat en banlieue et zone rurale).
L’image qui viendrait résumer le personnage ? Peut-être le mouvement. Quelque chose qui viendrait traduire un immense besoin d’entreprendre. Au sens étymologique, le terme prend le sens de “prendre entre ses mains”. Plutôt adapté pour celui qui vient d’être choisi par le CFA du Cnam comme l’un des ambassadeurs de sa campagne #EnsembleVers LaReussite.

Une réponse pragmatique

L’alternance n’a pourtant pas toujours été le choix d’Emmanuel Kinzonzi. C’est d’abord au sein d’une prépa HEC qu’il s’imagine lancé sur les rails de la “voie royale”. S’il reconnaît y avoir été “stimulé”, l’appel d’une voie plus concrète se fait vite sentir. Après un BTS de commerce international avec le Cned, ce sera une licence au sein de l’école de gestion Gescia, cette fois-ci en alternance.

L’expérience lui ouvre la porte du programme Erasmus Eurostar : direction Londres, pour sept mois de conseil vente chez le chausseur J.M. Weston. Au sein d’une équipe cosmopolite, il s’estime “très bien encadré et très bien formé”, progresse en anglais et en tout, la City devient sa ville de cœur. Comme d’autres Français avant lui, il découvre un autre rapport au service : “Peut-être un esprit plus positif, un mélange de discipline et de savoir-faire, et un sens de l’accueil ; peu importe qui vous êtes.”

De retour en France, l’alternance est devenue une évidence, le moyen d’accéder à “une formation de qualité, sans la payer et, même, d’être payé”. L’ambition est à la fois de clore son parcours par un master et de perfectionner son approche client. “La formation est venue à point nommé, comme une réponse pragmatique à mon souhait de création d’entreprise.”
Sa définition de l’entrepreneuriat ? “Apprendre pour faire. C’est vraiment le prolongement de l’alternance et c’est le Cnam qui m’a donné cette mentalité, c’est le même ADN !


Article paru dans Inffo Formation 988


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