Marie Wilhélem, vers l’économie sociale et solidaire et au-delà



Découvrez le parcours professionnelle de Marie Wilhélem qui a changé plusieurs fois de carrière au cours de sa vie professionnelle.


À 31 ans, directrice des projets à l’association Y croire et agir, Marie Wilhélem a déjà vécu plusieurs vies. Diplômée d’une école de commerce, à Lille, elle décroche un stage de fin d’année en start-up sociale. Elle choisit cependant de développer ses compétences en gestion de projet dans le milieu du conseil et de la stratégie en organisation : « Je travaillais à la Défense pour de grandes entreprises sur des projets de structuration à enjeu. Mais je cherchais un peu de sens à ce que je faisais et je suis partie à Londres. » Là, cherchant un projet mixant à la fois l’insertion et la restauration, elle dirige un salon de thé pendant neuf mois.

« Je me suis rendu compte que ce n’était pas comme ça que j’allais donner du sens : la restauration, c’est ultra concurrentiel, encore plus à Londres où on peut payer moins bien ses salariés, avec beaucoup de turnover. Je ne voyais pas comment avoir de l’impact, et puis ça ne mettait pas à profit mes compétences de gestion de projet, de structuration… »

De retour à Paris, elle entend parler du programme On Purpose, qui alterne programme de formation intensif et missions en entreprise sociale, et tente sa chance. « Ce programme est dédié aux personnes qui ont entre trois et quinze ans d’expérience dans le secteur privé et qui veulent mettre leurs compétences au service de l’économie sociale et solidaire. Ça permet de retrouver du sens, mais aussi d’apporter ses compétences aux structures à impact. Exactement fait pour moi !  »

Alignement des astres

La formation, avec coaching et mentorat, lui fait découvrir l’univers du développement personnel. « Ça m’a ouvert à toute cette richesse : vouloir se connaître, travailler sur soi, s’améliorer, se comprendre, comprendre les autres, la place qu’on prend dans un groupe. Pour travailler dans l’ESS, les méthodologies liées au développement personnel sont indispensables. »

Deux missions plus tard, l’une pour l’association Aurore où elle accompagne la DRH dans les projets stratégiques et l’autre à la Tablée des chefs, où elle est responsable des programmes d’éducation culinaire, Marie effectue un remplacement de congé maternité à la fondation Eiffage qui finance des projets d’insertion.

« J’ai visité des projets associatifs dans toute la France et la fracture territoriale m’a vraiment frappée », indique-t-elle. Quand elle rencontre la déléguée générale d’Y croire [ 1 ], qui cherchait des financements, mais aussi un chef de projet, « les astres se sont alignés. J’étais très consciente de l’impact social, sociétal, voire écologique et culturel de cette fracture… Donner des outils à des personnes qui n’ont pas l’habitude qu’on vienne les aider, c’est très important pour moi ».

La jeune femme allie donc sa vocation – « monter un projet, le façonner de A à Z, y mettre un peu de moi  » – et son envie de transmettre les choses qu’elle a apprises, dans un but social : « Les participants au programme Y croire et agir créent eux-mêmes leur job de sens, la boucle est bouclée. Ce projet a un sens holistique pour moi. »


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