Surveillant/e de centre pénitentiaire



Présentation

Statuts

fonctionnaire

Métiers associés

surveillant / surveillante en milieu médicalisé , surveillant spécialisé / surveillante spécialisée dans la surveillance à distance, surveillant spécialisé / surveillante spécialisée en transport des prisonniers

Secteur professionnel

secteur fonction publique

Centres d'intérêt

défendre, secourir, surveiller

Nature du travail

Surveiller les prisonniers

Assurer la sécurité est la première mission du surveillant de centre pénitentiaire. Il passe dans les couloirs, ouvre et ferme les portes, apporte les repas, surveille les activités en extérieur, vérifie l'état des cellules et la solidité des barreaux aux fenêtres, gère les conflits, etc.

Contribuer à la réinsertion

Moins connu est le rôle social que joue le surveillant auprès des détenus. Tout en gardant ses distances, il reste à leur écoute, les aide dans leurs démarches administratives, les incite à participer à des activités culturelles ou sportives, signale des difficultés particulières. En entretenant cette relation, le surveillant soulage les tensions, parfois très vives en milieu carcéral, et contribue à la réinsertion du prisonnier.

Participer à l'animation

Ce professionnel peut se spécialiser, par exemple, dans la surveillance des secteurs médicalisés, le transport des prisonniers... D'autres orientations sont possibles, comme l'exercice d'activités culturelles (en tant que responsable d'atelier) ou sportives (en tant que moniteur de sport).

Carrière et salaire

Moins de 10 % d'admis au concours

Le nombre de postes offerts au concours est fixé par le ministère de la Justice et publié chaque année au Journal officiel. En 2010, 16 414 candidats étaient en concurrence pour 1467 places.

Au 1er janvier 2011, les effectifs de l'administration pénitentiaire étaient de 35 121 dont 25 873 personnels de surveillance.

Des évolutions facilitées

Le statut rénové des surveillants leur permet d'évoluer plus rapidement vers des fonctions d'encadrement (premier surveillant, major), puis d'accéder à des postes de commandement (lieutenant, capitaine, commandant pénitentiaires).

Après 5 ans d'ancienneté dans le corps, le surveillant peut devenir surveillant brigadier. Pour atteindre le premier niveau d'encadrement, il doit passer le concours interne de premier surveillant. Les postes de commandement sont accessibles aux surveillants âgés d'au moins 38 ans et justifiant de 15 ans de service dont 5 d'encadrement.

Salaire du débutant

1880 euros brut par mois (hors primes).

Accès au métier

Le surveillant est recruté sur concours. Il doit être âgé de 19 ans au moins et titulaire du DNB (diplôme national du brevet) ou équivalent. En réalité, presque la moitié des admis possèdent le bac. Les candidats ayant réussi les épreuves d'admissibilité assistent à une présentation des missions de l'administration pénitentiaire et du métier de surveillant avant de passer 2 épreuves d'admission. Après réussite au concours, ils sont formés au sein de l'Enap (École nationale de l'administration pénitentiaire) d'Agen (Lot-et-Garonne) pendant 8 mois, alternant périodes de cours théoriques (droit pénitentiaire, connaissance des populations prises en charge, gestion du stress, techniques d'intervention...) et stages pratiques dans les établissements pénitentiaires. La formation est rémunérée (1388 euros net par mois).

Niveau 3e

  • DNB +concours de surveillant pénitentiaire

Voir la fiche originale : "Surveillant/e de centre pénitentiaire"
sur le site de l'ONISEP
Fiche mise à jour le 20 mai 2016