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Les métiers de la recherche scientifique dans le secteur public

L’emploi de la recherche scientifique du secteur public a augmenté de 4,2 % entre 2005 et 2010.

Ces emplois représentent 160 000 équivalents temps plein en 2010, selon le rapport 2013 du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Les effectifs comptent des chercheurs et du personnel de soutien…

1 - Points de repère

Les métiers de la recherche scientifique s’organisent en deux grandes familles : les chercheurs et les personnels de soutien à la recherche. Ces métiers sont occupés par des personnels titulaires ou non titulaires [1] . Les métiers peuvent s’exercer dans les différents types d’organismes suivants.

  • Les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) : les universités, écoles normales supérieures, écoles centrales, instituts nationaux polytechniques, instituts nationaux des sciences appliquées…
  • Les établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST) : le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM)…
  • Les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) : l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), le Centre de coopération internationale en recherche agronomique (CIRAD), le Centre national d’études spatiales (CNES), l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER)…
  • Les établissements publics à caractère administratif (EPA)  : l’Agence nationale de la recherche (ANR), le Centre d’études de l’emploi (CEE), l’Institut national de recherche pédagogique (INRP).
  • Les grands établissements  : Collège de France, Conservatoire national des arts et métiers, École centrale des arts et manufactures, École des hautes études en sciences sociales, École pratique des hautes études, École nationale des Chartes…
  • Les groupements d’intérêt public (GIP) : l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), l’Institut polaire français Paul-Émile Victor (IPEV), l’Observatoire des sciences et techniques (OST), le Réseau national pour la technologie, l’enseignement et la recherche (RENATER)…

2 - Évolutions de l’emploi et perspectives pour les métiers

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Les métiers de chercheur : en croissance entre 2005 et 2010

Sur la période 2005-2010, le nombre de chercheurs du secteur public a progressé de 4,2%, soit une progression annuelle moyenne de 0,83 %. L’augmentation observée entre 2009 et 2010 se situe en deçà de cette moyenne, à 0,67 %. C’est l’une des progressions les plus faibles de la décennie passée.

En 2010, 140 500 personnes participaient à une activité de recherche en tant que chercheurs dans le secteur public en France. Elles représentaient près de 100 000 équivalents temps plein (ETP) [2]. La catégorie des chargés de recherche (CR) et des maîtres de conférences (MCF) représentait plus de la moitié de ces chercheurs en ETP (équivalent temps plein). Cette catégorie a connu la plus forte croissance au cours de la période 2005-2010 : + 3 345 emplois (ETP).

Des effectifs de chercheurs en constante augmentation : jusqu’à + 10% entre 2005 et 2010

En équivalent temps plein, la population des chercheurs et ingénieurs de recherche, titulaires et non titulaires [3] et des doctorants financés est répartie ainsi :

  • un peu plus de la moitié des ETP (51 200) dans le secteur de l’enseignement supérieur [4] (universités, grandes écoles et établissements d’enseignement supérieur) ;
  • 30 % des ETP (29 900) dans les établissements publics à caractère scientifique et technologique dont 64 % au CNRS (soit 19 000) ;
  • 15 % des ETP (15 000) dans les établissements publics à caractère industriel et commercial ;
  • les 3,7 % restants étaient répartis entre les institutions sans but lucratif (2,8 %) et différents établissements publics administratifs et services ministériels (0,9 %).

Sur la période 2005 à 2010, les plus fortes variations étaient observées dans :

  • les établissements publics à caractère scientifique et technologique qui avaient progressé de 10,6 % (+ 6,5 % pour le CNRS et + 18,8 % pour les autres) ;
  • les établissements publics à caractère industriel et commercial (+ 7,4 %) ;
  • Les effectifs de chercheurs du secteur de l’enseignement supérieur avaient augmenté, quant à eux, de 5,7 %.

De leur côté, les enseignants-chercheurs et personnels assimilés représentaient plus de 56 000 individus pour l’année universitaire 2011-2012. Plus de 70 % des enseignants-chercheurs étaient rattachés à seulement deux disciplines : les sciences (44 %) et les lettres et sciences humaines (26,5 %).

La part des femmes progresse… de plus en plus lentement

En 2010, la part des femmes parmi les chercheurs du secteur des administrations s’établissait à 34,6 %. Cette part progresse régulièrement, mais très lentement et de plus en plus lentement depuis 2001, de quelques dixièmes de point par an (+2,1 points en dix ans).

L’emploi des personnels de soutien à la recherche en légère baisse en 2010

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En 2010, près de 86 000 personnes participaient à une activité de recherche en tant que personnels de soutien dans le secteur public en France. Elles représentaient 62 400 équivalents temps plein. Pour la première fois depuis 2004, cet effectif est légèrement en baisse par rapport à l’année précédente (- 0,8 % entre 2010 et 2009).

Parmi les personnels de soutien on distingue deux grandes catégories.

  • Représentant plus de 70 % des personnels de soutien : les ingénieurs d’études [5], assistants ingénieurs, techniciens de la recherche pour les fonctionnaires et les personnels de soutien technique pour les non-titulaires. Ils comptaient 43 800 ETP en 2010. Entre 2005 et 2010, la progression de leurs effectifs était constante : soutenue en début de période (+ 6,3 % entre 2005 et 2006), elle ralentit pour atteindre seulement + 1 % entre 2009 et 2010.
  • Les autres personnels de soutien : principalement des personnels administratifs. Leur nombre et leur importance décroissaient régulièrement entre 2005 et 2010 (-10%). Ils représentaient moins de 30 % du total des personnels de soutien en 2010, contre 40 % en 2005.

Pour l’ensemble du secteur des administrations, le ratio « effectif de personnel de soutien par chercheur » s’établissait à 0,63 en 2010, au même niveau que l’année précédente.

La part des femmes progresse parmi les personnels les plus qualifiés

La part des femmes parmi les personnels de soutien du secteur des administrations était proche de 48 % en 2010. Après avoir diminué chaque année de 2001 à 2005, cette part remontait très légèrement entre 2006 et 2008 pour diminuer à nouveau depuis. Cette évolution de l’ensemble masque en réalité deux évolutions distinctes.

  • Parmi les plus qualifiés des personnels de soutien technique, la part des femmes progressait lentement et dépassait 50 % en 2010. L’augmentation globale de l’effectif de cette catégorie au cours des cinq dernières années (+ 8 600 personnes) a donc beaucoup plus profité aux femmes qu’aux hommes.
  • Pour les autres personnels de soutien (administratif, logistique…), l’évolution était inverse : la part des femmes chutait : de 62 % en 2001 à moins de 47 % en 2010.

Le nombre de non-titulaires augmente

Au 31 décembre 2011, le nombre de non titulaires dans les établissements publics à caractère scientifique et technologique s’élevait à 16 215 personnes physiques (hors apprentis, stagiaires, militaires et volontaires civils), soit une augmentation de 12 % par rapport à 2008. Sur la même période le nombre de titulaires était resté stable. Les personnels non titulaires représentaient 27 % de l’effectif total en 2011, soit deux points de plus qu’en 2008.

Un peu plus de la moitié des non-titulaires était constitué de personnels de soutien (ingénieurs, techniciens, administratifs…). Moins de la moitié était constitué de chercheurs qui sont, à part égale, des chercheurs contractuels (notamment en post-doctorat) et des doctorants préparant leur thèse dans le cadre du contrat doctoral.

3 - Recrutements prévus dans les mois à venir

Selon les études de Pôle emploi sur les besoins de main-d’œuvre (BMO) en 2013, les projets de recrutement ont pu être quantifiés pour certaines catégories de chercheurs, dont un extrait est présenté dans le tableau ci-après, en particulier les quatre régions qui recruteraient le plus.

MétierNombre de projets de recrutementPart de projets difficilesPart de saisonniers
Chercheurs (sauf industrie et enseignement supérieur) 2 048 France entière
 36,2 %
 5,3 %
Ile-de-France 856 46,7 % 4,3 %
Rhône-Alpes 208 27 % 4,9 %
Provence-Alpes-Côte d’Azur 141 55,7 % 0 %
Alsace 141 4,2 % 0 %
Ingénieurs et cadres d’études, recherche et développement (industrie) 12 200 France entière 54,7 % 1,6 %
Ile-de-France 3 618 47,3 % 1 %
Rhône-Alpes 1 622 51,5 % 2 %
Midi-Pyrénées 1 400 73,2 % 0,4 %
Provence-Alpes-Côte d’Azur 1 293 58,7 % 1,6 %

Source : bmo.pole-emploi.org

Synthèse réalisée par Centre Inffo, septembre 2013.


Sources

L’état de l’emploi scientifique en France - Rapport 2013, ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Direction générale pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle, Direction générale pour la recherche et l’innovation

Aller plus loin

Le site de l’enseignement supérieur et de la recherche


[1]Les titulaires sont des fonctionnaires alors que les non-titulaires sont en général en CDD du secteur public (ndlr).

[2]Sur les 140 500 chercheurs, certains travaillent à temps partiel. Les effectifs sont donc traduits en équivalents temps plein (ndlr).

[3]Les titulaires sont des fonctionnaires alors que les non-titulaires sont en général en CDD du secteur public (ndlr).

[4]Un enseignant-chercheur à temps plein représente la moitié d’un ETP recherche.

[5]Les ingénieurs de recherche ont été comptabilisés dans la partie précédente « chercheurs ».

Mis à jour le 27 septembre 2013